La ‘petite musique’ du cœur

# Modifié le 26 janvier 2022@ 10:03

Parfois le cœur s’enflamme de lui-même. Cependant, le plus souvent, c’est à nous qu’il revient de l’embraser. L’amour s’endort, parce que nous l’oublions, parce que nous n’en prenons pas soin.

Le cœur est comme un instrument dont nous disposons, mais que nous n’utilisons quasiment pas. Certes, il nous arrive d’aimer, mais cela se limite à notre conjoint, nos enfants, nos petits-enfants, nos animaux de compagnie. Nous parlons d’amour, mais combien les aimons-nous vraiment ? Souvent, nous aimons pour nous-mêmes, pour la satisfaction que nous en retirons. Aimons-nous l’autre pour lui-même et aussi comme il est ?

Je parle “d’avoir un cœur”. Cela signifie se pencher vers ce bel “instrument” et faire qu’il vibre et retentit en nous. Pour que cela arrive, il nous faut concrètement en jouer. Il nous faut aimer !
Il ne s’agit pas d’aimer quelqu’un ou quelque chose en particulier, mais d’aimer inconditionnellement et de façon désintéressée. Aimer, c’est avoir un cœur vivant. C’est ressentir l’amour, comme il nous arrive d’expérimenter la joie de vivre en notre être.

Nous savons faire appel à notre intellect pour réfléchir et fonctionner dans notre quotidien. Du côté de l’affect, des sentiments et du ressenti, cela semble se comporter de façon plus prosaïque. Nous avons l’idée que cela survient par réactions pour lesquelles nous n’avons pas de contrôle. Cependant, avec un peu d’entraînement, il nous est possible d’apprendre à pacifier nos émotions, afin de ne plus seulement les subir.

Ne cherchez pas le cœur spirituel à la place du cœur physique. Le cœur spirituel n’est pas un organe. Il se trouve partout en notre Être. Il est parfois dans nos yeux, dans nos mains, dans notre poitrine, dans notre voix… et dans tous ces endroits à la fois.
Bonté et douceur sont les ingrédients indispensables pour le mettre en mouvement et faire qu’il vibre et diffuse ses beautés de vérité, d’humilité, de joie et d’amour.

C’est par le chérissement que l’on trouve et que l’on ouvre son cœur.

C’est par une étreinte, par le chérissement, que l’essence, le nectar de l’amour surgit et s’écoule du cœur, à l’image d’un fruit juteux que l’on presserait dans ses mains.
Savez-vous chérir ? Savez-vous serrer et étreindre contre vous, avec tout l’élan de votre cœur, afin de réveiller et de partager votre amour ? C’est comme craquer une allumette pour embraser un feu.

C’est à la manière d’un brasier que l’amour s’enflamme et s’impose en nous. Il y diffuse sa chaleur et sa lumière. Sans effort, sans mérite, sans accumulation, d’un coup, il emplit notre Être de perfection et de sainteté. Aucun exercice, aucune méditation, aucune pratique n’accomplit une telle transformation aussi soudainement. C’est se trouver propulsé au zénith, tant le cœur aimant nous comble et nous bénit d’un amour infini.

Lorsque l’amour nous emplit, dans notre corps, nous avons la sensation d’une dilatation. La plénitude nous donne l’impression d’être comme une outre tendue et gonflée par tout le liquide qu’elle contient.
L’esprit est clair et léger. Tout ce qui s’élève en lui se voit consumé instantanément, pareillement à des plumes que l’on jette dans un feu.
Au milieu de nous tressaille la fine, délicate et sensible “Corde de Vie”. Dans l’ensemble, notre ressenti est celui de reposer sur un matelas merveilleux, fait de joie, de douceur et d’amour suave.

D’une façon étonnante et inexplicable, le cœur nous incite à regarder profond en nous. Comme un souvenir, une odeur, une impression évocatrice, il a ce pouvoir de nous ramener dans notre essence originelle. Il nous ébranle comme la sonnerie d’un réveil, qui d’un coup nous fait basculer du sommeil dans l’éveil. La force du cœur réside dans sa capacité à nous toucher par-delà toute notre illusion, malgré les convictions erronées qui la protègent.

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